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lundi 14 janvier 2013

Têtes et Sacs de Noeuds

Bonjour ami lecteur… et en écrivant ces 3 petits mots par lesquels j’ai pris l’habitude d’entamer toutes mes délicieuses épitres, je ne peux m’empêcher de me trouver un tantinet faux cul étant entendu qu’aujourd’hui la « bonitude » de ta journée à venir ne saurait me préoccuper moins…
J’irais presque jusqu’à dire que je te la souhaite aussi horrible et détestable que la mienne a mal commencé… Je sais que ce n’est pas bien de ma part et encore moins digne de mon habituelle hauteur d’esprit mais putain ça soulage…
Surtout… Ce n’est pas de ma faute mais de celle de tous ces clampins qui lambinent sur les routes et s’endorment sur la voie de gauche sur mon trajet quotidien…autant dire sur MA route… Déjà que je préférerais être partout mais ailleurs, voir simplement encore dans mon lit… Alors si en plus faut supporter les autres…

Tu me diras… S’il n’y avait que sur la route que mes contemporains me gonflent… Cela ne serait qu’un demi-problème… Etant entendu qu’au final, je passe moins d’une heure par jour dans ma voiture pour me rendre à mon bureau et en revenir… Et quand j’aurai ajouté que ce petit trajet est souvent mis en musique par quelques groupes de bon aloi – Pretty Maids ce matin par exemple – que j’écoute bien confortablement installé sur les sièges en cuir pleine fleur de ma BMW Série 5… Tu comprendras bien que ce court moment n’a rien de vraiment éprouvant malgré tous les ramollis qui font obstacle à la bonne avancée de mon cheminement…
Mais sinon… Qu’est-ce qu’ils ont tous à trainer comme ça… A s’approprier la voie de gauche pour y pantoufler peinard… Le pire c’est à l’approche des radars… Les mecs ils roulent déjà à 100/110 au lieu des 120 autorisés… Mais ils ralentissent encore !!! Non mais y croient quoi ? Qu’ils vont toucher un bonus pour avoir été contrôlés en deçà de la vitesse autorisée ? Les cons…
Et l’autre encore plus con qui faisait l’éloge de la lenteur… J’te jure… Je hais la lenteur… Mieux… Je hais les lents ! Voilà c’est dit… Je les exècre… Je les abomine…
En voiture ou à pied… Ils me font royalement chier à se mettre sur mon chemin…
D’ailleurs, je ne sais pas si tu as remarqué mais les lents dans le geste le sont souvent aussi dans leur tête…
Pour bien que tu comprennes le sens de ma pensée, je te prends un autre exemple de comportement ayant tendance à me donner des envies de meurtres en série… Moi, je prends très souvent l’avion et pas seulement pour mes loisirs… Je dirais même que, mes déplacements sont à 95% professionnels… Et donc, tout agréable que ce soit d’aller se baguenauder aux 4 coins de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient, benh ça n’en reste pas moins de longs jours loin des miens et de mon Home Sweet Home… Alors tu vois, lorsque sur je suis sur le retour, je n’ai souvent qu’une hâte : arriver chez moi… Bref, dans ce contexte, il est une sorte de gens qui m’exaspère au plus haut degré : le con qui, après une attente de vingt bonnes minutes dans la file ad-hoc, arrive devant le préposé aux contrôles des frontières sans avoir préparé son passeport préalablement… Et que je te cherche dans mes poches, ou pire : que je te fouille pendant cinq minute mon putain de sac à main quand le con en question s’avère être une conne… Nan mais je te jure… Ca fait juste vingt minutes qu’ils rang-d-onionnent comme des blaireaux à la seule fin de se faire valider le droit d’entrer et ils ne sont même pas foutus d’être prêts lorsqu’arrive le moment de montrer patte-blanche… C’est bien simple, moi, si j’étais Garde-Frontière, je te me leur dénierais l’accès au territoire à ces branques… A coup de pompe dans le prozib’ que je te les maintiendrais de l’autre côté de la barrière…
Enfin… Tu m’as compris : la liberté de lenteur des uns s’arrête là où commence ma volonté d’aller toujours de l’avant.

Oh je te vois d’ici en train de te chauffer les doigts, tout prêt à te jeter sur ton clavier pour t’en venir clamer que je ne suis qu’un infâme intolérant sous mes airs de ne pas y toucher… Et benh, je vais te décevoir lecteur de bonne volonté… T’as raison… Intolérant je suis et fier de l’être en plus !
Parce que bon,  tu ne vas quand même pas me dire que notre monde n’est pas un tantinet intolérable sur les bords ? Si ?
Enfin quand je dis notre monde… Je devrais plutôt dire les bipèdes qui l’habitent… Notre pauvre monde il n’en peut mais lui si l’homme est con et nuisible par nature… L’Homme… Avec un « H » majuscule… Tu le trouves tolérable toi… L’Homme ? Depuis le temps qu’il arpente tous les continents à la recherche de la moindre abomination à commettre…
La pire de toute d’ailleurs, la mère de tous les vices… C’est l’incroyable tendance de l’Homme à vouloir se préoccuper de ce que fait son prochain… Et pas par sympathie ou pour mieux le connaitre… Non… Pour bien lui casser les couilles ! Bien lui montrer que ce n’est pas comme ça qu’il faut faire ! Bien lui indiquer le bon chemin à l’exclusion de tous les autres !...
Moi, c’est ça qui me gonfle le plus… C’est là où la plupart de mes contemporains me deviennent insupportables ! Quand ils veulent se mêler de ma petite vie peinarde ! Me dire quoi faire, comment penser, qui aimer ou détester…
Et pourtant… Je ne fais chier personne… Je ne demande rien… Je revendique juste le droit d’être libre… De m’occuper de ma petite personne… De tracer ma route sans que des mous de la coiffe et du reste ne viennent y semer des embuches…
Et qu’il en soit de même pour tout un chacun…

Tiens, je te prends encore un exemple pour illustrer mon propos… Le Mariage pour tous !... Donc, moi, le mariage… Bof… J’ai déjà donné… Ça ne sert à rien ! Maintenant… Si d’autres veulent convoler en justes noces ou se mettre la corde au cou…selon comment vous voyez la chose… Bref, si d’autres veulent se marier… Grand bien leur fasse… Mais tous les autres ! Les Gays ou les tristes… Homos ou éteros… TOUS ! Tous doivent avoir la liberté de pouvoir passer devant l’édile de leur choix et donner un cadre juridique à leur relation…
Alors de voire cette bande de décérébrés défiler contre ce principe égalitaire pourtant évident… Y’a comme des images de voitures piégées qui me viennent en tête… Une bonne petite bombinette au milieu du cortège… Une qui les tuera tous… Et mon pote Dieu reconnaitra les siens parmi les corps dispersés aux vents mauvais…
Je suis même sûr qu’ils y trouveraient leur compte d’ailleurs les abrutis de Civitas… Les fous de Dieu de mes belle deux… Doivent vénérer Simon de Montfort les cons… Alors ils ne verront sans doute pas d’inconvénient à se faire vaporiser… Doivent avoir de la fibre de martyr les cons… Les pires ceux-là… Parce que souvent les martyrs sont du bois dont on fait les bourreaux… La différence c’est qu’ils se sont juste retrouvés au mauvais endroit ou au mauvais moment… En un temps où leurs idées à la mords-moi les choses ne faisaient pas l’unanimité… Que sinon… C’est eux qu’auraient tenu les flingues espère… Comment qu’ils te les auraient éradiqués leurs détracteurs si ils avaient pu…

Là, normalement tu te dis que tu me tiens… Que tu vas me prendre en flagrant délit de contradiction… et le faire savoir… Tu vas m’objecter que si je plaide pour ma propre liberté de penser et d’agir, je me dois de l’appliquer aux autres… y compris à ceux qui défilaient Dimanche…
Et je te répondrai que certes… Et d’ailleurs j’accorde sans problème le droit à tout un chacun d’être convaincu que l’ordre naturel des choses reste dans l’union d’un homme et d’une femme et que le mariage civil ne devrait que refléter ce supposé état de fait… Je leur accorde même le droit d’être perturbés dans leur petit esprit étriqué, par le fait que deux personnes de même sexe puissent s’aimer… Mais qu’ils la ferment !
Qu’ils ne cherchent pas à imposer leurs putains de normes à la con ! Après tout… Le Mariage pour tous n’a jamais été une OBLIGATION de Mariage pour tous… Donc, les ceusses qui ne veulent pas se marier… Libre à eux… Mais qu’ils n’essayent pas d’empêcher ceux qu’ils veulent le faire…benh de le faire justement…
Et là… Contrairement à ce que voudraient faire croire quelques empêchés de la pensarde : il n’y a aucune contradiction à ne pas être personnellement persuadé de l’intérêt du mariage tout en souhaitant que tous puissent y avoir accès…

Mais surtout… Oh oui surtout… Ma liberté… Celle que je te clamais plus haut… Benh elle consiste aussi à pouvoir dire haut et fort combien ils me font tartir tous ces gros cons soi-disant bien-pensants qui te tendent la bible, le Coran, ou tout autre livre à la con qu’il soit petit et rouge ou gros et doré sur tranche, à l’appui de leurs idées puantes… Comme si le fait que lesdites idées soient publiées à X exemplaires, souillant ainsi de leur sale encre noire la beauté de pages qui étaient bien plus belles lorsqu’elles étaient d’un blanc virginal, bref, comme si le fait d’être écrites leur donnait plus de force…
Alors oui, c’est leur droit de croire, par exemple, que le monde est né il y a 6.000 ans de la seule volonté d’un Dieu anthropomorphe… C’est con à se les bouffer à la sauce Gribiche… Mais c’est leur droit…
A la limite, adhérer benoitement à tous les principes d’un autre âge édictés par une bande de tristes sires réunis en conclaves divers et variés… C’est sans doute aussi leur droit même si c’est encore plus con…
Mais là où je dis merde ! Là où je dis stop ! C’est quand ils veulent imposer lesdits principes urbi et orbi… Quand ils opposent ces règles soi-disant divines à la liberté individuelle des autres ! Là oui, j’intolère !!! J’intolère violemment même !!!
Et oui, d’une certaine manière je leur dénie une part de liberté… Je leur dénie le droit d’être libres d’emmerder le monde… Principe de précaution basé sur l’expérience… L’expérience de l’histoire qui nous montre combien ces malades sont dangereux !!! Y’a qu’à compter les morts !!! Sur des buchers, sous les jets de pierre…tant et tant d’horreurs commises au nom de ces principes de merdre… Et faudrait les tolérer ces glands ? Jamais !

Alors tu vois, mon cher lecteur, au final… Tu peux m’intenter tous les procès en Intolérance que tu veux… Je plaide coupable…

lundi 7 janvier 2013

Laissez Pousser les Asperges.

Bonjour ami lecteur, et sans doute me dois-je d’ajouter un « Bonne Année » de bon aloi comme si ce simple vœu pouvait avoir une quelconque influence sur le cours de ta morne vie.

Oh, ne t’inquiète pas, je ne vais pas discourir sur la vacuité de ces souhaits que l’on s’échange obligeamment à l’aube d’une année nouvelle… D’autres l’ont déjà fait et avec talent…
Et puis après tout, formuler une fois l’an quelques pensées positives envers ton prochain plutôt que tes habituels persiflages jaloux… Hein ? Je ne vais pas t’en faire reproche… Même si je ne me berce d’aucune illusion quant à la sincérité de tes paroles…

Pas que tu penses forcément à mal d’ailleurs… Mais avoue que tes vœux procèdent plus du rituel automatique et conditionné que d’une réflexion intense et profonde sur le devenir de tes contemporains… Tu me diras, ça fait un bail que tu as lâché l’affaire pour ce qui est de la réflexion… Une éternité que tu navigues en pilotage automatique…
Alors ce n’est pas parce qu’une convention à la mords-moi les choses fait que le 1er Janvier marque le passage à une nouvelle année que cela va soudainement changer l’eau en vin et les veaux en sages…

Parce que moi, c’est ça qui me fait marrer dans tout ce tintamarre annuel… Tout ce bastringue fait autour de la célébration de ce putain de changement de date comme si cela allait aussi changer nos vies…
Oh, je n’ai rien contre le fait de trouver ici matière à réunir quelques bons amis autour d’une bonne table bien dressée avec moult victuailles appétissantes et autant de délicieux breuvages. Une coupette de Ruinart pour enterrer l’an défunt et un ballon de bas-armagnac 1970 pour baptiser le nouveau, la saveur est la même qu’en toutes autres occasions et le plaisir itou… Alors pourquoi s’en priver ?
Bon… Mon côté Anar me pousserait parfois à vouloir réveillonner le 30 décembre ou le 2 janvier mais l’anti-conventionnalisme poussé à l’extrême reste tout aussi con que le traditionalisme puisque portant les mêmes contraintes attentatoires au libre arbitre…
Donc il festoie comme tout le monde le 31 Décembre le Ytse mais sans y attacher d’autres importances que le goût des autres et des bonnes choses…
L’année qui s’achève ? Qu’elle crève !
Celle qui commence ? Je m’en balance !

Oh, je te vois d’ici prendre un sourire narquois, ce qui reste toujours préférable à ton air niais habituel, et préparer quelques sarcasmes supposés spirituels sur mon nihilisme de façade… Mais sache qu’il n’en est rien.
Si le passage à l’an nouveau ne me chaut que peu, ce n’est pas que je n’attende rien d’une année à venir… Bien au contraire et surtout pour 2013 qui sera une année un peu particulière pour moi puisque source de joies ineffables eu égard à un certain événement en gestation…
Ce n’est pas non plus que je répugne à regarder dans le rétroviseur ou que je considère que le basculement d’une année sur l’autre agisse comme une éponge sur l’ardoise de mes souvenirs…
Non… C’est juste que pour moi, le temps est un long fleuve tranquille qui s’écoule sans avoir besoin de l’écluse d’un 1er Janvier pour exister…

Chaque jour qui passe précipite le futur vers le passé… Notre petite planète fait sa révolution… Il y a un soir… Il y a un matin… Un crépuscule tombe… Une aube nouvelle se lève… Et on avance…
La même petite planète achève sa course autour de notre étoile et les saisons valsent et s’enchainent… Et on continue d’avancer…
Inexorablement… On avance… Pas après pas… Et chacun de ces putains de pas nous rapproche du dernier… Du de trop…
On arpente les sentiers que je te causais dans un précédent article… Chacun sa route… Chacun son chemin… Chacun son rythme… Mais on avance toujours… Le moyen de faire autrement ?
Alors quand t’as compris ça… Pourquoi se goberger sur le 31 Décembre ?
Je veux dire… Le pas que tu fais ce jour-là… Il n’est pas plus long que les autres… Il ne va pas t’emmener dans une autre direction tout soudain…
Ou s’il le fait… Benh c’est de ta propre volonté…Enfin… C’est toi qui décide que t’en as marre de mettre tes pas dans ceux du troupeau et de prendre ta propre cadence… ta propre trajectoire... Et le 1er janvier n’y fait rien à l’affaire…

Et le temps lui… Benh il continue sa course… Tourne la terre comme un putain de Derviche fou… Sarabande infernale…
Tournent aussi les aiguilles sur le cadran de ta montre que les Suissaga, qui ont tout compris, appellent un Garde-Temps… Faut dire qu’ils fabriquent ce qui se fait de mieux dans le domaine… Parce que tu vois… Mesurer le temps… C’est la seule chose qu’on peut faire pour se donner l’impression qu’on le contrôle…
C’est aussi le moyen de le voir passer même si un coup d’œil dans un miroir ne laisse souvent aucun doute sur le sujet… Enfin… Deux coups d’œil… Et espacés dans le temps si possible… Parce que sinon… On ne se voit pas vieillir au jour le jour…
Alors bien sûr… Tu peux vivre sans montre… Regarder passer le temps comme on dit… Te lever avec le soleil et te coucher avec lui… Why not… Mais le moyen d’arrêter la course elliptique de notre caillou autour de son astre ?
Alors que ta montre… Suffit que tu ne la portes pas quelques jours et que tu ne la remontes pas… Alors elle s’arrête… et pour un instant… Pour un instant seulement… Tu peux te croire éternel… Tu peux te prendre pour Dieu et te dire que seul un élégant mouvement combiné de ton pouce et de ton index, caressant la molette idoine, pourra remettre en marche le cours du temps qui passe…
Tiens… Même… Si tu te démerdes bien, tu peux faire en sorte que l’astucieux mouvement épuise son énergie mécanique aux alentours des 11 heures et des au soir du 31 Décembre… Poum… La trotteuse suspend soudain son vol et le temps avec elle… Dans son guichet, les chiffres de la date restent fixés sur le 31… Ou même mieux : se figent entre le 31 et le 1 à venir… Cool non ?

Mais bon… Ça reste de l’artifice… De la poudre aux yeux… Illusion… Le temps court toujours même si ta Jaeger LeCoultre, ta Patek Philippe ou ta Vacheron Constentin [ Espaces Publicitaires à louer… Pas chers… ] te dit le contraire…
Il court, il court et on ne peut le rattraper… Tout ce qu’on peut faire c’est le meubler au mieux… Vivre chaque heure, chaque jour… Vivre ! Tu m’entends ami lecteur ? Tu me comprends ?
Vivre sa vie… Pas se contenter de la regarder passer… Pas rester là comme un con (Tant Plaintif) à contempler le temps qui passe… Pour ne rien regretter… Pour ne pas se réveiller un matin au soir de sa vie trop courte et se dire qu’on l’a ratée… et c’est pas une Rolex pour neuneu qui y changera quelque chose…
Pas se lamenter non plus sur ces de grains de sables qui semblent tomber de plus en plus vite dans la partie basse du sablier… Ce putain de tas qui grossit… Qui grossit… T’y peux rien… Donc tu t’en tapes… A peine un coup d’œil de temps en temps pour ne pas oublier que ton Contrat de Vie est à durée déterminée et de pas remettre à demain ce que tu peux faire aujourd’hui… Des fois que le demain il n’arrive pas… Sans parler de le remettre à l’année prochaine…
D’ailleurs… Compter en année… C’est un peu con… Ça passe trop vite… Je veux dire… Même 100 ans… C’est rien… 36.500 jours ça a déjà plus de gueule… Ouaip… On devrait compter en jour tiens…

Alors ami lecteur, tu vois que le cinoche du Nouvel An… Hein ? Pas de quoi en faire un fromage et encore moins les tonnes de rétrospectives débiles censées célébrer l’année écoulée qui fut tant tellement bien que c’est con d’en changer… Pas de quoi se pignoler non-plus sur celle à venir qui ne sera que ce qu’on en fera… Sans doute ni meilleure ni pire que les autres…
En tous cas, ici rien ne change… Je continue d’élucubrer et toi tu continues à me lire… Parce qu’au final… On est pas bien là ? Les deux ? A la fraiche…

lundi 10 décembre 2012

Tarte à la Crême Story.


Bonjour ami lecteur, ce week-end, il a neigé sur le Lac, sur ma maison, sur la plaine… Mais je te rassure… Je ne vais pas te causer des souvenirs de toi ni de mes jours de peine qui reviennent ou je ne sais plus quelle mièvrerie…

Si j’avais l’humeur versificatrice, j’écrirais comme quoi la nature frigorifiée a revêtu son blanc manteau, t’évoquerais du cotonneux, du scintillant… et autres émerveillements…
Je te dirais l’étincelle dans les yeux des enfants et leurs jeux innocents dans la pureté virginale de la campagne vaudoise… Je te ferrais ouïr leurs cris de joie par la seule force de ma plume alerte…
Je te parlerais de mes montagnes encore plus belles avec leur robe blanche, celles qu’on réserve d’habitude pour les beaux dimanches… ou pour les mariages pas gais… les épousailles en bichromie… avec la mariée en blanc qui veut faire croire qu’elle a toujours son berlingue et le condamné en noir pour mieux porter le deuil de sa liberté envolée.

Je pourrais aussi, t’évoquer le côté pratique de la chose. Te dire comme quoi ces chutes précoces sont bienvenues pour lancer la saison de ski… Te raconter que j’ai sorti mes Kastle de leur housse pour une petite séance de fartage pré-saison de bon aloi… Sauf que mes skis sont encore dans le placard de notre appart’ Mauriennais et que j’ai l’habitude d’en confier l’entretien à un préparateur beaucoup plus doué que moi en la matière…  Mais il n’en reste pas moins vrai que je vois toujours avec une joie ineffable, les premières neiges poudrer les cimes… L’œil rivé sur les sommets Alpins dès les premiers frimas le Ytse… En appeler à mon ami divin… qu’il joue pas au con avec son réchauffement de mes belles deux… Neige, Neige, Neige…sur les pentes… Puis du froid bien glacial pour que la sous-couche se forme…

Bref, je pourrais crier hip,hip,hip houra comme celui qui, de sa mansarde, regardais une fameuse hécatombe… Te dire combien je suis heureux de ce don du ciel… Je te tirerais des larmes malgré ton cœur de pierre…. Te peindrais tant tellement bien les beautés soyeuses de ces paysages hivernaux que peut-être même tu t’empresserais de venir voir par toi-même si je te conte fidèlement la réalité ou si j’exagère, porté par je ne sais quel élan poétique…
Et rien que cette perspective aurait tendance à m’inciter à laisser mes rimes dans le réservoir de mon Meisterstuck… Vu que je ne goute rien tant que la tranquillité de ma Campagne Vaudoise… Pas question de me voir envahi par des touristes kodakeux venus blanchir de la pellicule en immortalisant les sommets Alpestres et Jurassiens dans leur costume immaculé…
Ou pire, tu préparerais toi aussi tes lattes pour t’en venir skier sur MES massifs, massacrer MES pistes, abimer MES paysages. Perspectives ô combien rédhibitoires… Je te hais rien que d’y penser…

Mais surtout… et aussi… Pour dire le vrai… La neige me gonfle…
Déjà, elle m’a valu un réveil matinal Samedi avec quelques propos sibyllins de Madame… Propos qui, bien que formulés en termes choisis et élégants, n’en étaient pas moins clairs sur le fait que ma chère et tendre entendait bien me voir m’activer urgemment afin que de déneiger notre cour… et que le temps qu’elle tendait à m’accorder pour se faire approchait dangereusement de sa date de péremption.
Et voilà donc votre Ytse qui s’en va, dans le vent et la froidure, pelle sur l’épaule et chapka sur la tête, lutter contre les éléments pour tracer à sa douce un chemin vers les joies des shoppings sabaticaux autant que dispendieux…
D’ailleurs… Y’avait pas que moi… Quelques malheureux voisins étaient là aussi à pelleter cette neige collante et lourde…
A tout le moins, ses chutes intempestives nous donnent-elles aussi l’occasion de quelques virils échanges, entre hommes de bonne compagnie, sur les caprices de la météo et ceux de nos conjointes…

Une bonne heure plus tard, après m’être bien gelé les couilles et le reste… Je regagnais mon chez moi, la tête pleine de doux rêves qui me parlaient de bon bains chauds, mousseux et odorants… et comme je ne te cache rien, ami lecteur, j’ajouterai que mon esprit vagabonds complétait ce tableau déjà bien engageant de quelques scénarii sympathiques dans lesquelles ma bien aimée profitait de mes ablution pour exprimer sa reconnaissance envers son mâle épuisé par un dur labeur…
Malheureusement la belle avait d’autres idées en tête… A commencer par celle de remplir le réfrigérateur…
Et donc, après moult négociations, mon bain se mua en simple douche… Le repos du guerrier mon cul…

Bref, tu as compris que cette neige soudaine ne m’a pas fait rire au fond… La neige, en montagne… là où une certaine déclivité permet de profiter de l’ivresse des grands espaces et des traces tirées dans les étendues virginales et impratiquées… Mais pas chez moi…
Pas en plaine… Pas dans ma cour…
Dans mon jardin… Eventuellement, je veux bien… C’est joli et ça justifie le retrait de la tondeuse dans la remise d’où j’aimerais ne plus la sortir… Dans les champs environnants aussi et pour les mêmes motifs esthétiques… Mais pas plus…
Au fond, la neige, c’est un peu comme l’histoire de la tarte à la crème… Ça ne te fait pas rire quand c’est toi qui la prends dans la gueule…

jeudi 6 décembre 2012

Meurs pas, on a du Monde.


Bonjour ami lecteur. J’entends dire ici ou là que la fin du monde est proche, une poignée de jours et hop… La fin des haricots et de l’humanité.

Tout ça parce qu’une bande d’allumés à plume nous racontent comme quoi on est actuellement dans le quatrième monde et que le 21 Décembre de l’an de grâce 2012…  Terminado… On passe dans le 5ème… Une histoire de baktun… De treizième baktun en plus…
Bon, pour dire le vrai, je n’ai jamais lu le Popol Vuh personnellement. D’ailleurs, ce terme un brin ésotérique, a longtemps été pour moi le nom d’un groupe Allemand… Par ailleurs compositeur de la musique de l’excellent Aguirre, La Colère de Dieu… Ce qui boucle un peu la boucle avec les Mayas…
Bref et donc, le Popol Vuh… Dont il faut d’abord savoir que ce qu’on en connait… C’est une version tout ce qu’il y a de plus apocryphe… Copie de Copie de Copie d’un texte pas du tout original… Un peu comme notre bible ou nos évangiles… Tout aussi crédible…
D’ailleurs, on peut remarquer, s’en étonner ou même s’en émerveiller, mais dans sa structure et son contenu, le texte en question comporte quelques similitudes troublantes avec notre bible… De quoi s’interroger sur l’interprétation que ce brave Ximenez a pu faire de la mythologie Maya…
Ce qui devrait nous amener à nous demander si le supposé contenu eschatologique dudit livre ne serait pas le fruit de l’ajout d’éléments de notre propre culture à la cosmologie précolombienne…
Mais admettons… Donc le 21 Décembre… Fin du 12ème bidule… on entre dans le 13ème… La date devient 13.0.0.0.0 dans le calendrier Maya… Et c’est tout… Nulle indication comme quoi que, au soir du 12.20.20.18.20, au douzième coup de minuit…
Interprétation encore, interprétation toujours…
Surtout, on glose, on glose mais on ne sait pas de quoi on parle… Faudrait demander aux Mayas… Mais on les a un tantinet exterminés… Tout au moins leur culture, leur historiographie, leurs traditions… Poum… Tous Christianisés à grand coup de pompe dans le dargif… La croix tu te la mets au cou ou on la pose sur ton bide avec 2 mètres de terre pour faire bonne mesure…
Alors maintenant … On n’a pas l’air con avec cette pseudo-menace au-dessus de nos têtes et personne pour nous dire si oui ou merde… Fallait y penser avant… Avant de les tous tuer en pensant que le gars là-haut il reconnaitrait les siens…

Tiens, rien qu’à y penser et à tous les autres qui furent massacrés dans la joie et l’allégresse afin que de sauver leurs âmes damnées de bons sauvages… Benh je me dis qu’une bonne apocalypse… Ça ne pourrait pas faire de mal… Je ne dis pas que je le souhaite… hein ? Qu’après y’a des fâcheux qui vont venir me crier contre comme quoi je suis ceci ou cela… Mais bon… Je me dis que si jamais… si d’aventure… Le 21 Décembre marquait la fin de tout… Benh ce ne serait pas si grave.
Je veux dire… On manquerait à qui ?
Parce que si mon ami Divin, à qui on les brise quand même bien menues… faut admettre… Donc, s’il dit merde à tout et nous envoie tous valser dans les confins histoire de nous montrer qui s’est qui commande… Benh… Voilà quoi… On sera plus là pour en parler et pleurer sur notre sort… Se dire que si on avait su on aurait agi moins connement… Qu’on ne sait même pas si ça aurait changé quelque chose à l’affaire d’ailleurs…
Poum… Le grand coup de torchon unique et irrévocable… On passe du tout au rien… Le grand, le beau rien… Le calme… Même plus un chant d’oiseau que c’est certes beau mais que ça casse quand même bien les couilles à 4h du matin… Le putain de Silence… Le rêve…

Attention… Je ne dis pas que je voudrais voir ça… Etre le seul survivant, ou avec une poignée d’autres… Que non… Surtout pas… Si tout doit disparaitre, je veux partir avec… Que des fois, pour me faire une blague, mon pote me laisse tout seul avec quelques cons… L’éternité deviendrait cauchemar… Il en est capable le bougre… T’imagine… Le 22 au matin… Je me réveille… Y’a plus personne sauf les cons que je te cause dans mes petits papiers… Les phobeux de tout poil… L’horreur…
Mais pas de ça Lisette… Je vous en prie mon Dieu… J’ai une bonne bouteille de Bas-Armagnac 1970… Une grandissime année… Juste pour vous… Mais me faites pas ce coup la…
Je veux dire… Si vous voulez filler le grand coup de balai ultime… balayez-moi avec… hein ? Promis ? Je ne veux pas survivre…

Parce que ça aussi… Les ceusses qui redoutent la date fatidique et qui veulent s’y préparer… Comme si on parlait d’une simple tempête qu’on laisse passer en se disant que demain il fera beau, que ce sera un autre jour mais que ça peut prendre du temps et qu’il est donc prudent de prendre ses précautions… Fermer les fenêtres, faire des réserves… Aux Courses… Aux Courses… Voyez Auchan, Carrefour ou Casino… Remplissez les Chariots… Les coffres et les congelos… Ça me fait déjà marrer en temps normal mais dans l’attente de la fin du monde… Hein ? Comment que tu t’y prépares toi à la fin du monde mon biquet ? Combien de paquets de Yaourts ? De bouteilles d’Evian ? De Cannettes de Kro ?
Tiens, admettons donc que les révélations de Jean le Cinoque soient réelles… Les 7 trompettes, les 4 cavaliers (les vrais avec cheval noir, gris ou pale et tout le toutim… pas les gonz’ de la Bay Area…)… pis la bête, surtout… LA Bête… Bien cornue et tout…
Admettons aussi que les Mayas, qu’en connaissaient quand même un rayon en astronomie faut bien dire… Que les Mayas donc aient réglé leur Duomètre à Quantième perpétuel sur la même heure que le grand manitou et que le 21 Décembre soit bel et bien la date ad-hoc… Benh entre toi et moi, moi, j’aurais plus tendance à me préparer pour la minute ultime que pour une suite toujours aléatoire…
Je veux dire… En y pensant… Au cas où tout s’achèverait le 21… A quelle heure au fait ? Tu sais toi ?...
Bon… Disons que le grand bordel c’est pour le 21 à 23h59… A tout hasard… Histoire de partir avec la classe et la distinction qui me caractérisent… Déjà… La tenue qui va bien… Costard Alfred Dunhill, Cravate Hermès, Richelieus aux pieds… Chemise Oscar et Swann… Pis ma Jaeger Memovox Polaris 1963, histoire de pas être pris au dépourvu… Bien voir venir l’ultime seconde… Ça c’est bon…
Passer aussi chez le pomadin le matin et l’esthéticienne l’après-midi pour mon soin du visage mensuel…  Faut que je prenne rendez-vous…
Là je serais paré… Reste le programme de la soirée : Mon fauteuil favori, une flambée dans la cheminée… Ca… Ok… Mais après ça se corse…

Parce qu’il faut choisir le contenu du dernier verre… On leur filait quoi aux pauvres types qu’allaient y aller du cigare au temps du temps que la peine de mort avait encore cours chez nous ? Du Cognac je crois… Non ?
Moi, j’hésite grave…
Faire dans le soft, le sucré, laisser parler la part féminine de ma personnalité riche et variée et opter pour un merveilleux Vin de Constance… Ou me rappeler que je suis né quelque part et soutenir le terroir français avec un bon Gewurztraminer Vendanges Tardives ?
Rester dans le jus de la treille mais du côté de la Bourgogne, Corton-Charlemagne ? Ou assurer le coup avec les valeurs sures des coteaux de Condrieu ?
Taper plus haut dans les degrés, dans le plus fort… Un bon Whisky? Un Bas-Armagnac ? Un Vieux Rhum?... Laisser parler l’atavisme : le Génépi Paternel ?
Putain de dilemme… Tu sais quoi ? Je vais me préparer un verre de chaque…

Ensuite… Un bon bouquin… Le Grand Frédéric… Ça, c’est établi, acté, sûr et certain… Mais lequel ? Hein ? Cent Septante Cinq San-Antonio… et tous les autres… Les vieilles dames qui arquent dans la mer, les gones avec les mains sur les hanches… Les clés du pouvoir et tout le reste… Les Cons et Le Standinge… Je ne pourrais jamais choisir… J’en prendrais surement un au pif… Laisser faire le hasard… De toute façon ce sera bien… idéal pour partir en beauté sur un dernier bon mot de tonton Fredo… Une dernière sentence lumineuse sur les cons et leurs porains…
Un peu de musique aussi… et cruel dilemme encore… Faire dans le classique ? Du Dvorak ? Quoi que… Le gars Wagner… Au moment de l’Armageddon… Ça pourrait le faire… Ou bien un petit Jazz… Brubeck…que je te causais ce matin… Ou alors… Claboter pour claboter… Autant le faire dans le bruit et la fureur… Iron Maiden ? Pour faire un clin d’œil à Jean le Givré que je te parlais tantôt… Number of the Beast… Ou du Black Métal Norvégien ? Bien ça… de circonstance en tous cas… A moins que… Du Prog’… S’en aller dans le staccato d’une polyrythmie bien barrée… Ou le Grand Georges ? Faut que je réfléchisse… J’ai encore quelques jours…

Et puis aussi, et puis surtout… Les miens… Tout autour de moi… Ou pas loin… Ma chère et tendre, le fiston, ma fille, mes parents et la famille… Les amis… Les vrais…
Voilà… J’suis prêt… Il peut arriver l’astéroïde de mes belles deux ou quel que soit la solution que mon ami ait trouvée pour nous éradiquer une bonne fois pour toute…
Quoi que…. J’dis ça… Mais maintenant que je suis là, saboulé milord, en train de déguster un délicieux breuvage en lisant du Dard au milieu des personnes que j’aime… J’ai plus envie que ça s’arrête… Je dis stop… Halte à tout ! Peuvent se le carrer dans le proze leur calendrier Mayas les annonciateurs de fin de monde… Je meurs pas… Jamais de la vie… D’ailleurs je peux pas… J’ai du monde.