Bonjour ami lecteur. La gloire est une maitresse réputée capricieuse
mais elle est aussi très dispendieuse… De cela tu te rends compte lorsqu’arrive
la facture et que, de la fameuse gloire tu doives acquitter la lourde rançon…
Ainsi, moi qui ne fais qu’élucubrer tranquillement du fond diffus de mon
petit espace, je me vois assailli de toute part par des mous de la coiffe n’ayant
pas l’heur de gouter à mes écrits pourtant pleins de sagesse et d’à-propos…
Oh certes, je bénéficie aussi du soutien de quelques agréables
compagnons de route et de fortune, qui me témoignent régulièrement leur amitié
et m’encouragent dans ma petite entreprise… Gloire à eux au plus haut des cieux
blogosphériques et paix sur la terre à ses blogueurs de bonne volonté.
Mais il en est donc une autre espèce, hélas plus nombreuse, qui me voue
aux gémonies et une haine féroce, simplement parce que je ne leur fais pas le
plaisir de me taire devant l’expression de leur connerie patentée… Ou parce que
j’ose écrire, avec verve et talent, le fond de ma pensée sur certains sujets,
nageant alors à contre-courant de leurs convictions nauséabondes…
Je peux donc affirmer ici que, sur la toile, sans prétention, j’ai
mauvaise réputation. Une réputation tant tellement établie à présent que, que
j’écrive un de ces inénarrables articles dont tu aimes à te délecter, ou que je
reste coi et silencieux, les fâcheux y trouvent encore à redire, me traitant de
je ne sais quoi… Ils n’ont de cesse de me réputer tour à tour, apôtre de la
Bien-pensance, fasciste, intolérant…
Allant même jusqu’à me prétendre terroriste… Pour te dire que rien ne les
arrête dans la grotesquerie…
Pourtant, t’es d’accord ? Je ne fais de tort à personne en suivant
mon chemin de libre penseur… Un chemin que ne me mènera peut-être pas à la Rome
Vaticane après ma récente profession de non foi… Mais qu’importe…
Les cons, tu les connais à force de les fréquenter… Ils n’aiment rien
moins que ceux qui ne suivent pas les chemins tortueux de leurs pensées
fétides… Et encore moins ceux qui, comme moi, osent se mettre en travers
desdits chemins… Alors ils maugréent, ils chouinent, ils médisent de moi,
pensant sans doute me faire lâcher l’affaire…
Mais fume, c’est du Belge… Jamais ! Tu m’entends mon bon lecteur un
brin pusillanime ? Jamais le Ytse ne laissera libre place à l’expression
des petites haines et gros travers des cons de tout poil… Je serai toujours là,
fidèle au poste, pour leur régler leur compte.
Oh la tâche est rude et je comprends qu’elle puisse en rebuter plus
d’un… Et je n’exagérais que peu lorsque je prétendais former une entreprise qui
n’avait jamais eu d’exemple… Car les cons sont nombreux et leurs conneries
multiples… Une putain d’Hydre de Lerne que la connerie des hommes… Des
exemples ?
Benh, commençons par les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
comme le poète aimait à les nommer… Eux, tu les trouves souvent à foison sur
les blogs sportifs en général et footballistiques en particulier… Les cons
tricolores à cocarde… Drapeaux dressés et Marseillaise bramée à plein
poumon ! Enfin, j’te cause de la Marseillaise, mais ça s’applique à tous
les hymnes nationaux de mes belles deux : Fratelli d’Italia, God Shave the
Queen, Star Spangled Fuckin’ banner (quoi que cette dernière… par l’ami Jimi…
Whaou !)…etc…etc…
Fierté Nationale… Mais fier de quoi ? Du hasard qui t’as fait
naitre ici plutôt qu’ailleurs… Une histoire de chaglatoune quoi… Fier d’être Français, Anglais, Américain,
Malien… Ou toute autre nationalité… En vertu de quoi ? Hein ? Tu peux
me le dire toi ami lecteur ?
Fier au point de t’en faire une putain de fête de leur fierté mal
placée… Tu me diras… Ça fait toujours un jour férié… C’est bon à prendre… Mais
à part ça ? Hein ? Les raisons d’aller valser sous les feux d’artifices
et les flonflons ?
Alors oui, le jour du 14 Juillet et même celui du 1er Aout…
Dans son lit douillet le Ytse ! Ou ailleurs… Mais pas à marcher au pas
avec le troupeau… Alors le Clairon peut bien raisonner dans la plaine… Ce n’est
pas moi qui vais accourir…
Mais eux ça les défrisent ! Ils vont même jusqu’à te pondre des
théories fumeuses sur le bon usage des Hymnes Nationaux et leur influence sur
les performances des sportifs de haut niveau… Ils te causent de l’amour du
maillot… Sans pouvoir s’empêcher de gloser sur le désamour supposé de certains
pour le même maillot… Pour peu que le porteur dudit soit un peu moins palot que
nos petits minots… Ils ont vite fait de te le réputer traitres à la patrie… Les
cons…
Et là aussi… Comment ne pas réagir… Hein ? Ami lecteur… Lorsqu’on
entend le vol noir de ces oiseaux de malheur sur la toile… Comment ne pas
sortir les fusils et les grenades ? Comment ne pas leur régler leur
compte ?
Pareil lorsque je croise un blogueur malchanceux poursuivi par la meute
des cul-terreux en mal de lynchage… Juste parce que le gonze a osé s’élever
contre les propos pendables que les autres toléraient quand ils ne les
approuvaient pas benoitement. Alors ils l’assaillent, l’insultent et le
menacent… Se mettent à plusieurs souvent pour tenter de l’atteindre…
Moi, tu me connais ? Tu sais que je ne peux pas tolérer… Alors, hop
je balance un bon mot, un petit post assassin par ci, un article venimeux par
là… Et pourquoi le taire ? Bien souvent, les fâcheux se retrouvent
par-terre, la faute à pépère… Le nez dans leur connerie, la faute à bibi…
Et ils enragent. Ils m’en veulent de ne pas prendre leur parti, et
encore plus de prendre celui de l’autre… Ils m’en veulent de ne pas me voir me
joindre à la foule en délire pour poursuivre les posteurs de com’ à
contre-courant.
Mais putain quel pied que de mettre des bâtons dans les leurs !
Quelle joie que de les empêcher de lyncher en rond ! Les cons tant tellement
convaincus de leur bon droit de bon beaufs de Droite… Ou de Gauche d’ailleurs…
Le Ytse n’est pas sectaire quand il s’agit de leur régler leur compte…
Oh bien sûr, je prends quelques risques et nombreux sont les Cassandres
qui me promettent un sort funeste… Même les ceusses qui ne s’appellent pas
Jérémie me disent de me gaffer, m’invitent à la prudence…
Sûr que s’ils trouvent un censeur à leur goût ils me l’adresseront
illico dans l’espoir qu’il me fasse taire… Mais ce n’est pas gagné ! Elle
n’est pas encore tressée la corde qui me liera les mains pour m’empêcher de
tapoter mes petits pamphlets qui tant tellement les dérangent… Il n’est pas
encore tissé le bâillon qui me fera taire… Et quand bien même le seraient-ils…
Faudrait encore venir me les mettre… Et moi, je les attends de pieds fermes
espère… Tout prêt à leur régler leur compte !
