lundi 25 février 2013

Rue des Macchabées.


Les poings serrés au fond des poches de son blouson, John-Michael flippe à mort, il s’est encore fait jeter… Par la rouquine du pressing du centre-ville cette fois. Pourtant… Pourtant on la lui avait affirmée pas farouche, aimable, accueillante… Et elle lui avait décoché des œillades prometteuses quelques jours auparavant, lorsqu’il lui avait apporté ses deux chemises et son pantalon. Alors il était parti gaillard le matin même, presque à l’aube. A l’heure où la campagne fait ce que vous savez dans tous les coins du monde sauf ici… A Birmingham, rien ne saurait être jamais totalement blanc… Pas même les seins ronds de ladite rouquine qu’il s’était imaginé tout au long du chemin et des quatre bornes et plus qu’il avait dû se taper pour aller de son appartement miteux jusqu’au fameux pressing.
Tout ça pour un tout beau râteau. Un de plus. Il aurait presque pu vouloir ouvrir un Jardiland si ce noble établissement avait existé dans sa banlieue merdique et en cette lointaine époque…
Faut dire aussi qu’il n’avait pas eu de bol. Il s’était pointé devant la miss avec une superbe chiure de mouette sur l’épaule gauche. Incident dont il ne s’était aucunement rendu compte, perdu qu’il était dans des pensées lubriques. Bref… La môme avait tiré la gueule et sa révérence en le voyant déboulé ainsi cocardé.
Au moins, cette fois, ce n’était ni son dénuement criard, ni son passé de cambrioleur minable qui avaient fait s’envoler l’objet de son désir ardent. Juste une putain de mouette diarrhéique. Il se mit illico à détester tous les Larinae et à murir des plans de vengeance. Si il arrivait à choper un de ces oiseaux de malheur, il lui arracherait sa putain de tête avec ses dents. Et s’il ne pouvait pas attraper une mouette, n’importe quel autre volatile ferait l’affaire. Même une de ces putains de colombes qui, tous les matins, lui cassaient les oreilles et le reste avec leurs atroces roucoulades. Mort aux oiseaux.
Et mort aux poules aussi. Ces putains de bonnes femmes qui semblaient toutes se prendre pour des princesses dont il ne serait même pas digne de devenir l’ombre de leur putain de chien pour celles qui en avait… Les femmes étaient mauvaises… Maléfiques même… Oh… Pas encore de quoi virer de bord… Même si il n’y aurait pas eu de mal à ça… Mais quand même les bonnes femmes…
Il donna un coup de pied dans une canette de bière vide, et le bruit métallique résonna dans le silence oppressant de cette rue morte, ne semblant déranger personne à part un énorme rat occupé à manger une feuille de salade flétrie…
Il se serait presque cru dans un village endormi plutôt qu’au milieu de cette immense ville tentaculaire…
Il releva la tête vers le haut de la rue. Terrence était déjà là. Appuyé contre un réverbère. Une cigarette aux lèvres.

Les poings serrés au fond des poches de son blouson, Terrence flippe à mort, il est encore trempé. Il déteste cette pluie qui colle ses longs cheveux noirs dans son cou, laissant dégouliner des goutes glacées le long de son dos… En plus on est Samedi… Et il déteste le Samedi…
Samedi, putain de Samedi… Un beau jour de merde par ici où l’ennui se traine encore plus lourdement… Pas qu’il aime le boulot… Mais au moins ça l’occupe… Ca l’empêche de penser à ce monde merdique qui part en couille ici et même ailleurs comme dans ce putain de Viet Nam et cette guerre qui n’en finit pas…
Cons d’Américains qui vont se faire dégommer à l’autre bout du monde sans que personne ne leur ait rien demandé cette fois… Au nom de leur risible crainte de l’ogre communiste… Comme si le matin du grand soir n’était pas qu’une vaste blague qu’on racontait aux pauvres de temps à autre pour qu’ils se tiennent tranquilles en se contentant d’espérer des lendemains meilleurs… Internationale mon cul… Ça n’arrivera jamais… Ils ont trop de trucs plus importants à faire lesdits pauvres, à commencer par ne pas crever de faim… Alors ces putains de cochons de bourgeois, ils peuvent vaquer en paix à leurs basses manœuvres… Ils vivront vieux eux…
D’ailleurs… Les cochons en général… Ça vit vieux… Plus vieux que ces putains de vaches à lait, que ces de chevaux de trait… Plus vieux que toutes les bêtes de somme que l’on exploite jusqu’au trognon… Cochons de riches… Les Cochons de la guerre dans le cas de ce putain de Viet Nam…
Il sort son paquet de cigarettes et s’allume une cibiche… Il tire une longue bouffée qu’il recrache aussitôt observant les volutes s’envoler dans l’air figé de ce samedi pourri…
Ouaip, il déteste le Samedi et il broie du noir… Et pas un de ces noirs élégants qui revêt le costume de ces richous qu’ils croisent de loin en loin quand parfois il se promène dans leurs putains de Ghettos pour gens aisés…. Pas de ces noirs menaçants qui parent les drapeaux des révoltes les plus exaltantes… Non… Un noir hideux, putride, glauque… Putain de samedi noir de merde…
Sa clope se consume jusqu’au bout du bout-filtre… Il crache et adresse un vague signe de tête à John-Michael qui vient juste de le rejoindre… Poignée de main silencieuse… Ils repartent vers le bas de la rue…

Les poings serrés au fond des poches de son blouson… William flippe à mort, il est encore bourré. Son visage lui fait mal. Il faut dire que cette fois, Terry et Oz’ ont franchement déconné à mettre le feu à sa barbe alors qu’il cuvait encore la bière de sa dernière cuite… Ils les aiment bien sans doute… Ce sont ses potes… Les seuls avec Frank… Et Frank le fait vraiment flipper parfois…
Il y’a des côté glauques chez Frank, des noirceurs qui lui feraient presque peur s’il en avait quelque chose à foutre de cette vie de merde… Mais quand on est comme lui, comme eux, né du mauvais côté de la barrière, à Birmingham, on a rien à gagner et rien à perdre… Peut-être même pas la vie… Alors il ne faut pas s’étonner que des tas de jeunes comme lui, comme eux, n’aiment que la mort… Et les croquants et les croquantes, tous les gens bien intentionnés s’étonnent, s’attristent peut-être, mais flippent surtout à les voir eux, ces jeunes venus du fond des banlieues pourries de la ville… Des jeunes dont on pourrait croire qu’ils n’aiment que tout ce qui est cassé, détruit…
Tout ce qui fait peur en somme… La douleur… La nuit…
Alors il s’en cogne un peu de ses brulures et des jeux de cons de ses potes… Il peut même les comprendre quand tu n’as que deux avenirs possibles… Le merdique et le très merdique… Ce n’est pas plus mal que tu puisses t’amuser d’un rien…
Il en rigolerait presque maintenant… Alors, lorsque la main lourde de Terrence s’abat sur son épaule et que John-Michael lui lance un de ses cris suraigus dont il a le secret dans l’oreille, lui martyrisant le tympan… Alors il se met à rire… Et eux de faire chorus… Ils se marrent comme des bossus sous le regard plein de reproche d’un vieil homme qui passe devant eux au volant de sa Jaguar de merde…
William lui adresse un signe amical de la main, majeur tendu bien haut… et le mec accélère pour disparaitre au coin de la rue.

Ils se regardent… Les trois… Un chiffre un peu con… le trois… Si t’y pense… Con au point que dans les romans… Même quand les héros sont trois… benh en fait ils sont quatre… D’ailleurs eux-mêmes… Ils sont quatre…
Eux trois… Plus Frank… Frank le putain de magicien qui les unis tous…

Les poings serrés au fond des poches de son blouson… Frank Antony flippe à mort en contemplant sa main droite mutilée… Souvenir de l’usine… Bizarre la vie quand on y pense… Ces phalanges tombées au champ du déshonneur de la servitude ouvrière auraient dû sonner le glas de ses espoirs de carrière guitaristique… Et pourtant… Ce handicap qui aurait pu être rédhibitoire semblait bien lui avoir permis de faire sonner sa gratte comme personne… Il avait dû réinventer un peu son jeu, triturer les accords, les tordre à sa main… Faut dire qu’on lui avait parlé de ce mec au nom bizarre, Django Reinhardt… Un gonze lui aussi estropié… Enfin estropié de la main… On dit comment ? Estromané ? Arffff…
Bref, le gars Django qui malgré ce handicap bottait le cul à la plupart des gratteux de tout poil… Si le Manouche y arrivait… Pourquoi pas lui… Oh… Sans peut-être atteindre le niveau du Django… Mais au moins suffisamment pour sortir du lot… Pour y arriver… Arriver où d’ailleurs… Il ne savait pas trop…
Ce qu’il savait par contre… C’est d’où il partait… Et putain oui… Il voulait partir… Quitter cette ville et cette vie… Qu’importe le moyen et le temps que cela prendrait, il voulait se sortir d’ici… Même en marchant sur ses putains de mains… Il ne vivait plus que par cet espoir, dût-il en crever… A tout prendre, il valait mieux mourir jeune que de vivre vieux dans cet endroit minable…
Qu’importe la destination aussi… Après tout, il n’y avait peut-être pas de paradis sur terre… Ça, il ne le savait pas… Mais l’enfer, oui… Il existait… Là… A Birmingham, West Midlands, England… Paradis et Enfer… Après tout… Il s’en foutait… L’un ou l’autre… Mais loin d’ici…
Il relève la tête, regarde la nuit s’abattre sur la ville… Une nuit aussi piteuse que le jour… Une nuit faite de néons et de lumières pales… Pas d’étoile dans le ciel de Birmingham… Juste cette lune blafarde qui semble se moquer de leur gueule du haut de son zenith. La lune et les lumières nues de la ville… Putain de firmament de merde… Putain d’horizon bouché…

Soudain, ils sont là… Tous les trois qui tournent au coin de la rue et lui adressent de petits signes auxquels il répond avant de faire demi-tour pour s’engouffrer dans le garage miteux qui leur sert de studio de répète…
A peine quoi ? Quinze petits mètres carrés ? Vingt au max ? Un sol de béton sale et des murs à l’avenant sous un toit aux tôles à moitié rouillées… Ouaip… Un lieu sans doute un peu sordide aux yeux du plus grand nombre… Un garage abandonné dans une rue abandonnée d’un quartier abandonné d’une ville abandonnée…
Quoique… Lorsqu’il y pensait… Ce local miteux… Peut-être que c’était ça leur paradis à eux… Ou en tout cas son anti- chambre… Un lieu hors du temps et de cette ville merdique…
Il attrape sa Gibson SG et met son Ampli en route… Les autres entrent dans le local.
Il leur sourit et plaque un accord… Son préféré… Avec sa Quarte Augmentée…
L’Accord du Diable… Diabolus es Musica… Rock It !

jeudi 21 février 2013

Réglez leur leur compte !


Bonjour ami lecteur. La gloire est une maitresse réputée capricieuse mais elle est aussi très dispendieuse… De cela tu te rends compte lorsqu’arrive la facture et que, de la fameuse gloire tu doives acquitter la lourde rançon… Ainsi, moi qui ne fais qu’élucubrer tranquillement du fond diffus de mon petit espace, je me vois assailli de toute part par des mous de la coiffe n’ayant pas l’heur de gouter à mes écrits pourtant pleins de sagesse et d’à-propos…

Oh certes, je bénéficie aussi du soutien de quelques agréables compagnons de route et de fortune, qui me témoignent régulièrement leur amitié et m’encouragent dans ma petite entreprise… Gloire à eux au plus haut des cieux blogosphériques et paix sur la terre à ses blogueurs de bonne volonté. 
Mais il en est donc une autre espèce, hélas plus nombreuse, qui me voue aux gémonies et une haine féroce, simplement parce que je ne leur fais pas le plaisir de me taire devant l’expression de leur connerie patentée… Ou parce que j’ose écrire, avec verve et talent, le fond de ma pensée sur certains sujets, nageant alors à contre-courant de leurs convictions nauséabondes…
Je peux donc affirmer ici que, sur la toile, sans prétention, j’ai mauvaise réputation. Une réputation tant tellement établie à présent que, que j’écrive un de ces inénarrables articles dont tu aimes à te délecter, ou que je reste coi et silencieux, les fâcheux y trouvent encore à redire, me traitant de je ne sais quoi… Ils n’ont de cesse de me réputer tour à tour, apôtre de la Bien-pensance, fasciste,  intolérant… Allant même jusqu’à me prétendre terroriste… Pour te dire que rien ne les arrête dans la grotesquerie…
Pourtant, t’es d’accord ? Je ne fais de tort à personne en suivant mon chemin de libre penseur… Un chemin que ne me mènera peut-être pas à la Rome Vaticane après ma récente profession de non foi… Mais qu’importe…
Les cons, tu les connais à force de les fréquenter… Ils n’aiment rien moins que ceux qui ne suivent pas les chemins tortueux de leurs pensées fétides… Et encore moins ceux qui, comme moi, osent se mettre en travers desdits chemins… Alors ils maugréent, ils chouinent, ils médisent de moi, pensant sans doute me faire lâcher l’affaire…
Mais fume, c’est du Belge… Jamais ! Tu m’entends mon bon lecteur un brin pusillanime ? Jamais le Ytse ne laissera libre place à l’expression des petites haines et gros travers des cons de tout poil… Je serai toujours là, fidèle au poste, pour leur régler leur compte.

Oh la tâche est rude et je comprends qu’elle puisse en rebuter plus d’un… Et je n’exagérais que peu lorsque je prétendais former une entreprise qui n’avait jamais eu d’exemple… Car les cons sont nombreux et leurs conneries multiples… Une putain d’Hydre de Lerne que la connerie des hommes… Des exemples ?
Benh, commençons par les imbéciles heureux qui sont nés quelque part comme le poète aimait à les nommer… Eux, tu les trouves souvent à foison sur les blogs sportifs en général et footballistiques en particulier… Les cons tricolores à cocarde… Drapeaux dressés et Marseillaise bramée à plein poumon ! Enfin, j’te cause de la Marseillaise, mais ça s’applique à tous les hymnes nationaux de mes belles deux : Fratelli d’Italia, God Shave the Queen, Star Spangled Fuckin’ banner (quoi que cette dernière… par l’ami Jimi… Whaou !)…etc…etc…
Fierté Nationale… Mais fier de quoi ? Du hasard qui t’as fait naitre ici plutôt qu’ailleurs… Une histoire de chaglatoune quoi…  Fier d’être Français, Anglais, Américain, Malien… Ou toute autre nationalité… En vertu de quoi ? Hein ? Tu peux me le dire toi ami lecteur ?
Fier au point de t’en faire une putain de fête de leur fierté mal placée… Tu me diras… Ça fait toujours un jour férié… C’est bon à prendre… Mais à part ça ? Hein ? Les raisons d’aller valser sous les feux d’artifices et les flonflons ?
Alors oui, le jour du 14 Juillet et même celui du 1er Aout… Dans son lit douillet le Ytse ! Ou ailleurs… Mais pas à marcher au pas avec le troupeau… Alors le Clairon peut bien raisonner dans la plaine… Ce n’est pas moi qui vais accourir…
Mais eux ça les défrisent ! Ils vont même jusqu’à te pondre des théories fumeuses sur le bon usage des Hymnes Nationaux et leur influence sur les performances des sportifs de haut niveau… Ils te causent de l’amour du maillot… Sans pouvoir s’empêcher de gloser sur le désamour supposé de certains pour le même maillot… Pour peu que le porteur dudit soit un peu moins palot que nos petits minots… Ils ont vite fait de te le réputer traitres à la patrie… Les cons…
Et là aussi… Comment ne pas réagir… Hein ? Ami lecteur… Lorsqu’on entend le vol noir de ces oiseaux de malheur sur la toile… Comment ne pas sortir les fusils et les grenades ? Comment ne pas leur régler leur compte ?

Pareil lorsque je croise un blogueur malchanceux poursuivi par la meute des cul-terreux en mal de lynchage… Juste parce que le gonze a osé s’élever contre les propos pendables que les autres toléraient quand ils ne les approuvaient pas benoitement. Alors ils l’assaillent, l’insultent et le menacent… Se mettent à plusieurs souvent pour tenter de l’atteindre…
Moi, tu me connais ? Tu sais que je ne peux pas tolérer… Alors, hop je balance un bon mot, un petit post assassin par ci, un article venimeux par là… Et pourquoi le taire ? Bien souvent, les fâcheux se retrouvent par-terre, la faute à pépère… Le nez dans leur connerie, la faute à bibi…
Et ils enragent. Ils m’en veulent de ne pas prendre leur parti, et encore plus de prendre celui de l’autre… Ils m’en veulent de ne pas me voir me joindre à la foule en délire pour poursuivre les posteurs de com’ à contre-courant.
Mais putain quel pied que de mettre des bâtons dans les leurs ! Quelle joie que de les empêcher de lyncher en rond ! Les cons tant tellement convaincus de leur bon droit de bon beaufs de Droite… Ou de Gauche d’ailleurs… Le Ytse n’est pas sectaire quand il s’agit de leur régler leur compte…

Oh bien sûr, je prends quelques risques et nombreux sont les Cassandres qui me promettent un sort funeste… Même les ceusses qui ne s’appellent pas Jérémie me disent de me gaffer, m’invitent à la prudence…
Sûr que s’ils trouvent un censeur à leur goût ils me l’adresseront illico dans l’espoir qu’il me fasse taire… Mais ce n’est pas gagné ! Elle n’est pas encore tressée la corde qui me liera les mains pour m’empêcher de tapoter mes petits pamphlets qui tant tellement les dérangent… Il n’est pas encore tissé le bâillon qui me fera taire… Et quand bien même le seraient-ils… Faudrait encore venir me les mettre… Et moi, je les attends de pieds fermes espère… Tout prêt à leur régler leur compte !

lundi 18 février 2013

En peignant la Girafe...

Bonjour ami lecteur. Dieu que le week-end fut sympathique et agréable et ce lundi semble à l’avenant avec grand soleil sur mes chères (ô combien) Terres Saintes… Me voilà donc d’humeur joyeuse et primesautière et prêt à remettre mon prochain coup de gueule à des jours plus propices.
Tu peux donc dormir sur tes deux oreilles et continuer à fermer les yeux sur la misère du monde, je n’ai point le goût à la révolte aujourd’hui.
Pas que j’ai perdu la flamme… T’inquiète… J’ai toujours un œil sur les cons et l’autre sur leurs agissements… J’éprouve juste le besoin de souffler un brin, de vaquer tranquillement, de traverser la journée dans une sérénité contemplative et de remettre à demain le prochain équarrissage.
L’envie de me mettre dans tes pantoufles en quelque sorte. De m’avachir comme toi devant le spectacle des petites péripéties que l’actualité nous offre et de ne rien en dire et encore moins en penser. 

Bon, pour tout te dire, y'aurait bien eu deux ou trois sujets qui me titillaient le clavier, hein ? Tu dois bien te douter que l'actualité présente à de quoi me fournir matière à quelques bons mots et sages réflexions... Mais je me connais, si je commence à évoquer ceci ou cela, inévitablement, je vais dire ce que je pense... Et encore plus inévitablement quelques mous de la coiffe en prendront ombrage...
Pas que leur avis m'importe, hein ? Tu le sais... Mais ils ne pourront pas s'empêcher de proférer des horreurs en se croyant malins. Ils justifieront leur blasphèmes en pointant ceux des autres. Ils se draperont dans leur soi-disant liberté d'expression ne comprenant pas qu'elle s'arrête où commence leur connerie... C'est dire si elle ne va pas loin... Ils me traiteront de terroriste, d'anarchiste peut-être et je ne sais pas si je pourrais me retenir de leur mettre un pain avant qu'on se quitte...
Alors bon, prudence étant mère de sureté, je préfère rester désinvolte, n'avoir l'air de rien....

Je ne reviendrais donc pas sur la renonciation de l'ami Jojo. Pourtant j'en ai encore sous la pédale sur le sujet... Pas tant tellement sur Benoit XVI lui même, mais sur l'institution qu'il représente et gouverne... Une autre fois peut-être... D'ailleurs, si tu veux te marrer sur ce sujet, va donc faire un tour chez mon frère de la côte préféré... C'est tout en bas à droite en sortant de ce blog, tu suis la flèche et tu verras... Ca vaut le coup d'oeil...
Donc le père Seize qui laisse ses ouailles en plan et dans la panade... Comme ça... En pleine crise totale et généralisée... En pleine déliquescence des moeurs... Abandon de poste caractérisé... On en à fusillés pour moins que ça...
Mais moi, je le comprend pépère... Pas fou... Vu que y'a comme un vent de révolte qui souffle de par le monde et qu'il connait son histoire... Il a du se dire que le matricule XVI avait pas trop bien réussi au dernier pégreleux qui l'avait accolé à son blaze... Et que la Mitre Papale était certes seyante mais encore fallait-il avoir la tête sur les épaules pour pouvoir la porter...
Vu sous cet angle... J'aurais fait pareil... Et donc, je renonce à te parler plus avant de ce sujet...

J'aurais pu aussi te raconter les récents événements Nantais et te dire que du haut de ses grues des siècles d'oppression masculine nous contemplent... Ou pas d'ailleurs... J'aurais pu gloser longuement sur ce délicat sujet et les manies Ponce Pilatienne d'une justice qui fait souvent comme elle peut... Il faut bien le dire...
Parce que lorsqu'un couple ce sépare et que la question des enfants est réglée par un juge en six minutes quarante deux secondes... C'est bien souvent que les parents n'avaient pas pu se mettre eux mêmes d'accord... En ayant eu des mois, voir des années pour le faire... Tu mords le challenge pour le juge... Sans parler des baveux qui en profitent pour faire leur beurre et des effets de manche... Pas toujours de bons conseils les avocats, faut voir ce qu'ils peuvent vouloir te faire dire ou faire... Pour "gagner"... Gagner quoi ? Quand y'a des gosses aux milieux...
Alors bon... Ouaip... On admet le coté dramatique de la chose et surement que tous les moyens sont bons pour se faire entendre... Et puis y'a pas de mal... Les grues sur les chantiers navals... Elles servent pas à grand chose... Trafic en berne et Dockers en grève... Alors autant les occuper... Non ?
Mais, bon, je préfère prendre de la hauteur... et exercer mon droit de garder... le silence.

Ah... Pis il y a aussi l'affaire Pistorius et sa Mortelle Saint-Valentin... Là aussi... Cas d'école... Je veux dire, le mec, il a tout pour qu'on l'admire et le respecte. Non ? Te donnerait envie de lui tresser des lauriers et de lui lustrer les palmes le gazier...
Le mec qu'on a envi d'aimer quoi... Et puis un jour...C'est le drame... Moi, tu me connais ? Je suis pas un grand sensible et j'ai de la bouteille... Il en faut pour m'impressionner... Benh là j'avoue... Quand j'ai appris la nouvelle... J'en ai eu les jambes coupées...
Mais bon, on le sait, il suffit d'un instant d'égarement... Ou de plusieurs d'ailleurs si l'on doit en croire ce qu'on dit sur lui... Il ne va pas tarder à se retrouver au rang des enfoirés... et pas les cons qui chantent une fois par an pour les restos et leur auto-promo... Non... Les vrais de vrais... Les ceusses qu'on déteste en coeur... Ceux qu'on montre du doigt...
Bon... Le drame est terrible et l'on pense à la malheureuse victime, sa famille tout ça... On pense aussi à ses autres sportifs de haut niveau qui ont pété un câble plus ou moins violemment... Et on s'interroge... Pression trop forte ? Dopage ? Quoi ? Qu'et-ce ? Les raisons de tout ça ? Et le Pistorius... En matière de sportif de haut niveau... pardon... Il se pose là... Champion d'Athlétisme, de tir et de Cricket... Un peu de boxe aussi... J'suis certain... Alors hein...
Pis bon... Ca relativise aussi un peu... Tous les connards qui te causent de racaille et de mauvais français... Pour une marseillaise oubliée ou un doigt tendu bien haut devant sa bouche... Ils ont l'air un peu ridicule là... Non...
Le Sud-Af', lui au moins, quand il te fond les plombs... Il te le fait en grand.
Mais là encore... Je préfère me taire... Fuir le sujet de peur qu'il ne s'impose... Prendre mes jambes à mon cou, partir vite, loin et ne pas y revenir... Enfin... Pas aujourd'hui...

Et la fable du Cheval qui se prenait pour un Boeuf... Elle est pas bonne celle là... Enfoncé La Fontaine avec sa grenouille minable... Bon... Au début... J'ai bien ri... Faire manger du cheval aux Anglais... Ca mériterait presque une médaille... Non ? Surtout qu'en la matière... Peuvent pas trop gueuler au petit pois les cons... Après l'histoire des farines animales et des vaches frapadingues... D'ailleurs... Ils protestent à peine... Juste pour la forme...
Ah ouaip... Y'en aurais à dire sur ce sujet... Et pas que pour se moquer de la tronche des Ultra-Manchots... Que déjà c'est plaisant...
Y'aurait de quoi pleurer que tout par en couille... Qu'on ne peut plus se fier à rien... Adieu Veaux, vaches, cochons... Mais à quoi bon... Hein ?
Moi, ce qui me désole, c'est de voir le nom des Spanghero associé à ce bordel horrible... Le Claude, Le Walter et les autres... Ils n'y sont pour rien... Ils ont vendu la boutique en 2009... Ils ont juste accepté que leur blaze puisse continuer d'être utilisé... Faut dire... Spanghero... Forcément... Ca en impose...
D'ailleurs... A sa place au Walter... Je reprendrais la boutique, pis j'irais parler entre 4 yeux aux dirigeants actuels... C'est pas du Cheval qu'on retrouverait dans les Lasagnes après cette amicale mise au point... Je te le dis...
Mais bon... Là aussi, j'insiste pas... J'suis pas vache... Je change de cheval et je passe à autre chose.

Enfin... Bref... J'en aurais des choses à dire... T'inquiètes pas... C'est pas demain la veille que le Ytse il remise son clavier et qu'il tire le rideau... Je prenais juste un peu de repos bien mérité... L'envie de glandouiller un brin... Et pour une journée, pour une journée seulement, poser armes et bagages, et ne rien faire d'autre que peigner la girafe...
Mais comme l'a dit je ne sais plus quel grand homme politique Américain: I'll be Back...

mercredi 13 février 2013

Circulez, y'a rien à voir !


Bonjour ami lecteur. Bon benh, Habebamus Papam… Semblerait-il…  Ou Habebamus Pontifex…Pour être précis… Comme ça les esprits chagrins ne pourront s’offusquer d’un soi-disant manque de respect… Moi au moins, je garde mes distances et n’use point d’une appellation, certes certainement affectueuse, mais un peu trop familière à mon goût…
Après tout, je ne le connais pas directement ce bon Jospeh Alois… On n’a pas gardé les troupeaux du Seigneur ensemble…
D’ailleurs, pour couper court à toute polémique, il me faudrait sans doute plutôt écrire: Habebant Pontifex puisqu’il paraitrait que je n’ai point à m’exprimer sur le sujet au motif que je ne ferais pas partie de la glorieuse communauté Catholique…
Concept assez plaisant s’il en est lorsque l’on connait les penchants universalistes et évangélisateurs de cette même Eglise Catholique… Toujours prompte à vouloir s’occuper des affaires des autres sans apprécier qu’on se mêle des siennes…

Mais bref, quoiqu’on en dise, quoi qu’on en pense, la renonciation de Jospeh Alois Ratzinger, toujours Benoit XVI à l’heure qu’il est, reste un événement important et pas seulement pour les seuls catholiques… Un événement qui a donc toute sa place ici chez moi, qui ai fait vœu de tenir cette petite chronique, certes parcellaire mais ô combien édifiante, des temps présents.   
Alors bon, j’en vois déjà qui commencent à rassembler quelques fagots pour mon bûcher s’attendant à lire ici un brulot d’un athéisme radical… Benh même pas…
Ytse n’est pas Athée… Ytse doute… Mais Ytse n’est jamais péremptoire… Jamais…
En fait, je suis résolument Agnostique… Tu vois, ami lecteur, moi que certains mous de la coiffe ont réputé pédant et prétentieux… Je te le dis, je te l’écris même… Je fais l’aveu de mon Agnosticisme, et par la même de mon ignorance comme il n’aura pas échappé à ta parfaite maitrise du Grec Ancien…
Bon… Une ignorance toute relative et limitée à la seule question de l’existence ou non d’un être suprême présidant à nos destinées misérables… Mais une vraie ignorance en la matière…

D’une certaine façon, je pourrais presque encore plus me définir comme Apathéiste… C’est-à-dire que je m’en bas mes fécondes couilles de la question… Je précise pour la majorité acculturée de mes contemporains… Ou autrement dit, je ne sais pas… et je m’en fous… Parce qu’il me semble qu’à tout prendre, qu’est-ce que ça change…
Si il y a vraiment une entité supérieure aux manettes de la grande mécanique universelle benh, y’a qu’à la laisser piloter, faire tourner nos petits mondes minables autours de nos soleils ridicules… Y’a qu’à vivre nos petites existences peinardos puisqu’on ne maitrise rien…
Et s’il n’y a rien d’autre que le grand vide cosmique, benh pareil…
Dans les deux cas… On nait, on vit, on meurt… Et pas besoin de savoir si c’est notre libre arbitre qui préside ou le grand type barbu dont nous causent les curetons…
Au fond… Dieu peut bien exister… Voir même des Dieux… Des kyrielles de divinités s’ébrouant dans les confins et nous regardant vivre du haut de leur balcon céleste en sirotant leurs bières et en fumant leurs joints…
Donc tu vois, ami lecteur, faux procès que ceux qui me sont intentés contre par les néo-inquisiteurs pourfendeurs de blasphèmes… Je n’ai jamais prétendu que Dieu n’existait pas…
D’ailleurs comment pourrais-je puisqu’il me vient visiter parfois comme tu le sais depuis le temps que tu me lis…

Et donc, je pourrais tout aussi bien me qualifier de Déiste… C’est même sans doute l’épithète le plus juste… Parce que lorsque j’observe l’incroyable agencement de notre bel univers, lorsque je pense à la merveilleuse mécanique qui gouverne l'infini cosmos qui nous entoure.. Il m’arrive de me dire qu’une telle perfection ne peut qu’être la résultante d’une volonté farouche et consciente… Et je me dis qu’on peut voir sans doute comme l’expression d’une volonté divine dans le fonctionnement des lois physiques et quantiques qui régissent notre monde… Et je peux envisager alors l’existence d’une entité supérieure, immatérielle et surtout incompréhensible pour nous parce que bien au-delà de la perception de nos petits cerveaux.
Est-ce que tu me comprends fidèle lecteur ?
Est-ce que tu perçois alors que, si un Grand Manitou est à l’œuvre pour tout diligenter, il est forcément au-dessus de tout et donc forcément peu doit lui chaloir que nous nous comportions comme des pères-la-vertue fanés du slibbard ou comme des gorets priapiques… Peu doit lui chaloir que nous copulions hors des liens du mariage… Sacrés lesdits liens de mes belles deux bien sûr… Peu doit lui chaloir que nous nous mariions ou pas d’ailleurs… Et il doit en avoir encore plus rien à foutre que nous fassions maigre le vendredi, buvions de l’alcool ou mangions du cochon…
Parce que penses-y bien… Toutes ces choses soi-disant interdites… Benh c’est nécessairement lui qui nous les inspire dans sa grande omniscience… Pas possible autrement… Que sinon c’est un j’en-foutre, un tocasson de première même pas foutu de tenir ses ouailles…
Non, Dieu, s’il existe, il ne peut pas s’attacher à ces puérilités stupides… Ce serait indigne…
Et pourtant… Pourtant… Tous ces principes à la cons, tous ces préceptes à bien respecter que sinon tu vas passer l’éternité à rôtir dans les flammes de l’enfer pendant que ton voisin vertueux coulera des jours heureux au paradis à se faire astiquer le membre par 10.000 vierges… Et l’éternité… Putain que c’est long… Heureusement que c’est des conneries…
Et c’est là que moi, je décroche ! Pas de sa Lisette… Dieu oui ! Plusieurs même si vous voulez… Eventuellement… Mais la Religion… Les Religions… Mon cul !

Déiste, le Ytse, te dis-je… D’accord pour envisager l’existence de Dieu mais sans l’artifice de rites d’un autre âge, sans le carcan de traditions imbéciles et de principes liberticides… Dieu, mais avec esprit… et pas l’Esprit Saint de la trinité chrétienne, hypostase contradictoire s’il en est… Non... Le mien d'Esprit, vif et agile… Mon esprit de libre penseur qui veut pouvoir concevoir Dieu comme il le souhaite…
Fi des Saintes Ecritures… Pas besoin…
Humble le Ytse qui a bien conscience que sa petite personne est forcément insignifiante, pouillème inquantifiable, invisible aux desseins de l’Être suprême…
Et libre donc aussi… Libre de se laisser vivre en suivant ses valeurs personnelles et les lois en vigueurs aussi, un peu… Lois Civiles bien sûr… A l’exclusion de toutes soi-disant Lois Divines issues du cerveau malade de quelques pisse-vinaigre…

Parce que si tu y réfléchis… Pour en rester aux religions du livre, que je connais bien mieux que leurs cousines orientales… Le Livre… La Bible… Et ses préceptes… Dix Commandements et toutes la litanie des faits pas ci faits pas ça…
Bon… Ecrite aux alentours du 7ème siècle avant JC… Pas d’hier donc… Et puis traduite… Moult et Moult fois pour arriver jusqu’à nous… Je veux dire, même repartant du travail de Jérôme de Stridon et de sa traduction Latine à partir des textes hébraïques, combien de traductions depuis ?
Avec toutes les erreurs et autres coquilles afférentes… Benh la volonté de Dieu elle a pris du plomb dans l’aile entre temps… Même si on pense que le Livre est la transcription du Verbe Divin…
Mécréant le Ytse ? Benh non mon con… Benoit XVI lui-même considère justement que la lecture littérale des textes, fussent-ils sacrés, est source d’errements fondamentalistes et il affirme que le Christianisme doit se fonder sur le Logos et non le Scriptum…
Donc, le futur ex-pape lui-même semble reconnaitre que la Bible, les Textes Sacrés… Benh voilà quoi… A prendre avec des pincettes et le recul permettant de les remettre dans leur contexte historique… Preuve d’ouverture ? De modernité si tant est que ce mot est un sens en matière de religion ?
Même pas…
On ne fait que retrouver ici une tendance récurrente de l’Eglise Catholique… Un principe fondateur qui restera toujours source de grande méfiance pour moi…  La volonté claire et nette de se poser en seul et unique intercesseur entre Dieu et ses ouailles…

Je ne vais pas développer ici sur l’aversion viscérale que ladite église catholique a toujours montrée vis-à-vis de l’exégèse et ce jusqu’au Concile Vatican II… Mais si cela ne pourrait paraitre ne concerner que quelques érudits, il ne faut pas en négliger les impacts sur l’ensemble de la communauté Catholique… Parce que le corolaire à tout cela, est que les fidèles n’ont eu pendant longtemps qu’un accès très restreint aux textes sacrés, à l’Ancien comme au Nouveau Testament… Ce n’était qu’au travers de quelques citations parcellaires dans des ouvrages annexes (Vies des saints…) mais surtout en assistant aux offices religieux, qu’ils pouvaient bénéficier de la parole de Dieu…
Tu mords le topo fidèle lecteur ?
Tiens je te prends un exemple pour bien que tu comprennes… Mon blog… Benh tu peux venir comme bon te sembles et te voir dispenser mes pensées profondes et lumineuses… Je poste… Tu lis… Directement du producteur au consommateur… Du coup… Tu fais comme tu veux… Enfin, souvent tu fais comme tu peux… Mais tu prends ce qui t’intéresse… Tu comprends ce tu veux… T’es libre… Y compris d’interpréter mes propos… 
Benh la Sainte Eglise Catholique Romaine et Apostolique de ce que tu sais elle ne voyait pas les choses comme cela jusqu’il y a pas si longtemps… Non… Que le Vulgus Pecus puisse imaginer pouvoir se démerder tout seul avec Dieu, gérer tranquillement ses petites affaires avec lui : petits arrangements entre aminches… Tu fermes les yeux sur mes frasques libidinales et j’te ferais briller ton auréole à l’œil… Nein ! Verboten !
Le Confessionnal ! La Messe ! Le prêtre en chaire qui t’explique les voies du seigneur censées être impénétrables au commun… Voilà ce qu'il faut au bas peuple selon les hauts dignitaires...

Faut dire… Fallait bien qu’ils justifient leurs émoluments… Surtout que pardon… Ils ne se mouchent pas du coude les prélats… Oh, je ne te parle pas du petit Cureton de Campagne qui vit de pain et d’eau… Non… Lui… Eux… Ce sont les damnés des terres épiscopales… Le prolétariat ecclésiastique… De braves gars souvent, note bien… 
Non…Moi je te parle des Ors et de la Pourpre… Le haut du panier… De ceux qui te vivent dans le luxe et l’ostentation… Pour mieux montrer la gloire du Seigneur qu’ils te diront…
Ils ne sont pas cons… Ils savaient très bien que du jour ou les tout-un-chacun commenceraient à jacter directos dans les esgourdes du très haut… Il ne se passerait pas longtemps avant qu’ils se fassent virer de leur palais à coup de pompes dans le prozib’…
Alors ils se sont rendus indispensables… Tu veux causer à dieu… Lui dire tes malheurs, lui demander de l’aide… Benh faut en passer par nous… Putain de voleurs simoniaques… Trafic d’indulgences à tous les étages… Vœu de Pauvreté mon cul…
Tiens, un mien ami me faisait tantôt remarquer que Steve Jobs était un putain de génie pour avoir su faire son beurre en faisant en sorte que ses produits deviennent indispensables… Benh moi je vais te le dire comme je le pense, et malgré tout le respect que j’ai pour lui… Le Steve Jobs, c’était un petit joueur en la matière… Comparé à ses homologues pontificaux… Eux… Ca fait presque 2.000 ans qu’ils nous la mettent very profundly… Enfin… A leurs fidèles surtout… Parce que moi, et d’autres, y’a longtemps qu’on a compris…

Et donc tu vois, les ramollis du bulbe qui me traitaient d’horrible et allégeaient que je méprisais mes frères catholiques… Que non point ! Au contraire ! Je ne veux rien d’autres que de leur ouvrir les yeux et leur dire que leur foi, leur croyance en dieu… Ils n’ont pas besoin de l’Eglise !
Dieu oui ! Peut-être… Mais sans la Religion… Et sans une institution dévoyée autant qu’inutile…
Et le père Benoit dans tout ça me demanderas-tu ?
Benh justement… Ça rend sa renonciation toute relative… Non ? J’veux dire… Vis-à-vis par rapport au repos de nos âmes égarées… Vu que d’une part je pense que Dieu s’en tamponne et que quand bien même on peut tout à fait discuter l’affaire en direct avec lui… Le Benoit… Son poste il est un peu branlant… Non ?
Si seulement…

Parce que la réalité est hélas toute autre et que la propension du troupeau à réclamer un berger m’étonnera toujours…
Tu me diras… 2000 ans d’histoire… Ca marque… La force de l’habitude… Pis un certain confort aussi… Faut pas se la raconter… Si l’Eglise a su faire croire à son utilité c’est aussi parce que ça arrangeait bien la plupart de ne pas trop se poser de questions et de prendre pour argent comptant tout ce qu’on leur disait… Y compris les bobards les plus monumentaux… C’est bien fait pour leur gueule quelque part…
Mais il ne faut pas non-plus négliger les dangers de cela… Des grands malades qui prennent tout au pied de la lettre, des fous de Dieu prêt à gober les moindres bulles en provenance du Saint Siège… Danger ! Danger ! Danger !
Attention… Je ne nie pas que cette influence pontificale puisse parfois avoir une influence bénéfique… Et certains ne manqueront pas de m’objecter toutes les intermissions des différents Papes pour éviter des guerres et mettre fin à d’autres… Vrai… Indiscutable… A mettre en rapport avec celles qu’ils ont déclenchées mais…ok… Soit…
Mais bon… Y’a aussi pas mal de bonnes grosses conneries dans certains de leur discours… Du lourd même… Je te prends le Benoit…
Le fameux « Dominus Iesus »… L’Eglise Catholique mère de toutes les autres… Déjà…Hum…Voire même beurk.
Mais surtout, pour rester un peu dans l’actualité récente : « Homosexualita Problema » et toutes les communications qui s’ensuivirent… Beurk… Beurk et rebeurk… D’autant plus horrible que ces communications ne visent pas à clarifier la position de l’église, sa doctrine sur le sujet… Non… Le but premier, presque ouvertement affiché, est bien une contre-attaque vis-à-vis des évolutions des différents Droits Civils vers la reconnaissance de l’égalité des droits pour tous…
Et avec la masse des benêts qui opinent du bonnet à chaque écrit papal… Benh faut pas s’étonner d’entendre ce qu’on entend dans certaines manif’… Pis surtout… De quel droit ?

M’enfin… Tout ça est bel et bon et il y a peu de chance que les choses changes, l’influence de l’Eglise diminue sans doute… Elle n’est plus ce qu’elle était… Mais elle reste forte… Alors à tout prendre, comme la renonciation de Benoit XVI à l’exercice de son ministère ne débouchera pas sur une dissolution de l’institution elle-même… Benh souhaitons au moins un Souverain Pontife plus ouvert, en ligne avec son temps, œcuménique et fraternel…
Et ainsi soit-il !